Alors que le monde cherche des réponses concrètes à la crise climatique, l’Éthiopie vient de réaffirmer son leadership continental en matière de restauration environnementale. Le lundi 3 août 2026, le pays a organisé une journée nationale de plantation visant à mettre en terre 800 millions de plants en une seule journée, dans le cadre de la campagne 2026 de la Green Legacy Initiative.
Lancée en 2019 sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, cette initiative est devenue l’une des plus grandes campagnes de restauration d’écosystèmes au monde.
Selon les chiffres officiels, plus de 48 milliards de plants ont déjà été mis en terre depuis son lancement, avec un objectif à long terme de 65 milliards d’arbres.
Elle ne se limite pas à la plantation : elle combine reboisement, agroforesterie, réhabilitation des bassins versants, verdissement urbain et adaptation au climat.
L’Ambassade d’Éthiopie à Kinshasa a, de son côté, organisé sa propre activité de plantation le samedi 1er août 2026, rassemblant le personnel diplomatique et des membres de la diaspora éthiopienne en RDC.
L’événement s’inscrit dans la tradition annuelle des missions diplomatiques éthiopiennes qui, partout dans le monde, se joignent à cet effort national.
Dans un texte adressé aux partenaires africains, S.E. Mekuria Getachew Worku, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie auprès de la RDC (et non-résident pour l’Angola et le Gabon), a souligné la dimension continentale de l’initiative :« En tant qu’Africains, nous partageons des écosystèmes communs, des opportunités communes et des responsabilités communes. Les effets du changement climatique dépassent les frontières nationales, et notre réponse doit en faire autant. »
L’Ambassadeur a également invité les amis et partenaires en République démocratique du Congo et à travers l’Afrique à se joindre à cette vision partagée de restauration environnementale et de développement durable.Au-delà des chiffres, la Green Legacy Initiative se veut un modèle de mobilisation collective.
Chaque année, millions d’Éthiopiens – étudiants, agriculteurs, fonctionnaires, forces de défense, institutions religieuses, entreprises et partenaires – se rassemblent pour planter.
L’objectif n’est plus seulement d’augmenter le couvert forestier, mais de restaurer la fertilité des sols, de recharger les nappes phréatiques, de renforcer la sécurité alimentaire et de bâtir une culture nationale de responsabilité environnementale.
À l’heure où l’Afrique cherche des solutions fondées sur la nature, l’expérience éthiopienne rappelle qu’une transformation à grande échelle reste possible lorsque leadership politique, participation citoyenne et engagement diplomatique convergent.
Gaetan Kubabhuranzi
