Le tribunal militaire de garnison de Bagata-Mai-Ndombe a entamé, mercredi 19 août à Bandundu-ville, le procès en flagrance de quatre personnes présentées comme des présumés bandits urbains, communément appelés « Kuluna ». Ils sont poursuivis par le ministère public pour des faits qualifiés de terrorisme.
L’audience, organisée en foraine, s’est tenue devant plusieurs habitants de Bandundu-ville, en présence de certaines autorités provinciales. Pour cette première étape, la juridiction militaire s’est essentiellement penchée sur l’identité des prévenus et sur la lecture des faits qui leur sont reprochés.
D’après le ministère public, le groupe serait conduit par Gère Gédéon, alias « GD », une personne vivant avec handicap. Les poursuites sont portées par le major Toussaint Fiariala, représentant le ministère public, qui a présenté les différentes charges retenues contre les prévenus.
Des victimes parmi les parties présentesDes personnes se présentant comme victimes des faits allégués ont également assisté à l’audience.
Leur présence doit permettre à la justice de recueillir les éléments nécessaires à l’établissement des responsabilités et à l’évaluation des préjudices.
Une personne sourde-muette figure notamment parmi les victimes présumées. Son audition devra être organisée dans le respect des garanties procédurales, afin de lui permettre de faire connaître les faits dont elle aurait été victime.
Cette ouverture du procès marque ainsi le début de l’examen judiciaire du dossier. Le tribunal devra, au fil des audiences, confronter les accusations aux éléments de preuve avant de déterminer les responsabilités éventuelles des prévenus.
