Le Conseil de sécurité des Nations unies a renforcé son régime de sanctions visant les groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo. À travers son Comité des sanctions créé en vertu de la résolution 1533, l’ONU a inscrit six individus et deux entités sur sa liste des personnes et organisations sanctionnées.
Parmi les personnalités visées figure Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et actuel coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), mouvement allié au M23.
John Imani Nzenze, présenté comme chef du renseignement du M23, figure également sur cette liste.Les sanctions concernent aussi plusieurs responsables d’autres groupes armés actifs dans l’est du pays, notamment Sébastien Uwimbabazi et Gustave Kubwayo, deux commandants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Ce dernier est accusé de violations des droits des civils et d’exploitation illégale des ressources naturelles. Muhammed Lumisa, commandant des Forces démocratiques alliées (ADF) d’origine ougandaise, ainsi que Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho opérant dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, ont également été sanctionnés.
Outre ces six individus, le Conseil de sécurité a inscrit l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et Twirwaneho sur la liste des entités sanctionnées.Conformément au régime de sanctions des Nations unies, les personnes et organisations concernées sont désormais soumises à un gel de leurs avoirs, à une interdiction de voyager et à un embargo sur les armes.
Cette décision s’inscrit dans les efforts de l’ONU visant à limiter les capacités opérationnelles des groupes armés et à contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.
