Incroyable, mais vrai, depuis la fin du premier quinquennat et en ce deuxième mandat du président de la République Felix Antoine Tshisekedi, les bourgmestres du pays accumulent des arriérés énormes. Presicement 32 mois sans salaire, du haut de leur mécontentement, ils ont adressé samedi dernier une correspondance au chef de l’Etat.
Dans leur document, ils réclament le paiement de leurs salaires, primes et frais de fonctionnement, inquiétude qu’aucune autorité municipale n’a été rémunérée depuis leur nomination par ordonnance présidentielle.
Cassilda Kibondo Kininde, bourgmestre de la commune de Basoko à Bandundu-ville, dans la province de Kwilu, joint par Radio Okapi, dénonce « l’abandon des entités territoriales décentralisées par le pouvoir central ».
Elle alerte sur la précarité des bourgmestres qui paralyse le fonctionnement des administrations locales.
Et d’ajouter
« Nous, bourgmestres et bourgmestres adjoints des communes de la République démocratique du Congo, lançons un message à l’endroit du gouvernement de la République suite à une situation chaotique que traversent les entités territoriales décentralisées et qui, par conséquent, fragilise l’administration locale sous toutes formes ».
Dans leur correspondance, les bourgmestres sollicitent l’implication personnelle du Président de la République pour décanter cette situation.
Détenant bien évidemment les numéros matricules, Ils estiment que l’abandon constaté des entités territoriales décentralisées compromet la gestion des communes et affaiblit l’administration locale.
Rufus Lukanga
