Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a été appelé, jeudi, à mettre fin aux dérives dans l’espace médiatique et numérique en République démocratique du Congo, lors du dépôt d’un mémorandum contre les injures visant la Première Dame du pays sur les réseaux sociaux.
« Aujourd’hui, nous nous sommes rendu compte que ce silence nous rendait complices des dérives que nos frères et sœurs commettent sur l’espace médiatique de notre pays. Raison pour laquelle nous nous levons. Nous, Congolais de bonne volonté, venons auprès du régulateur pour vous demander de mettre fin à cette dérive qui prend des proportions très inquiétantes », a déclaré Christella Kiakuba, coordonnatrice de l’Asbl Telema muana ya mapinga (TMM).
Elle a rappelé que la RDC est un État régi par des lois et doté d’institutions compétentes, estimant que le CSAC est l’une des institutions habilitées à intervenir pour préserver un espace médiatique respectueux et responsable.
« Aujourd’hui, avec TikTok et les autres plateformes, on voit des choses inadmissibles. On salit l’image d’une femme. On désacralise une mère. On traumatise des jeunes filles. Et ce, dans un pays où le Chef de l’État est reconnu comme le Champion de la Masculinité Positive. On ne peut pas accepter ça », a indiqué Mme Kiakuba.
Dans son mémorandum, l’organisatrice a notamment recommandé au CSAC d’identifier et sanctionner les auteurs des campagnes de cyber harcèlement, conformément aux lois en vigueur, mais aussi d’interpeller les plateformes numériques, notamment TikTok et les autres réseaux sociaux, afin qu’elles prennent des mesures contre les comptes diffusant des contenus haineux, injurieux ou attentatoires à la dignité des personnes.
« Nous comptons sur votre disponibilité et sur votre action », a poursuivi la coordonnatrice de TMM, appelant le régulateur à agir avec célérité face à la multiplication de contenus jugés préjudiciables à l’image des institutions et à la dignité des femmes.
S’adressant au président du CSAC, Mme Kiakuba a indiqué que la mobilisation était également une manière pour les Congolais de sortir du silence face aux dérives observées dans l’espace public.
« Ce n’est pas parce que nous ne parlons pas que nous sommes complices. Ce n’est pas parce que nous nous taisons que nous aimons moins notre pays », a-t-elle affirmé.
Les manifestants ont ainsi invité le CSAC à jouer pleinement son rôle de régulateur afin de contribuer à l’assainissement de l’espace médiatique congolais et à la promotion d’un usage responsable des réseaux régulateur à agir avec célérité face à la multiplication de contenus jugés préjudiciables à l’image des institutions et à la dignité des femmes.
S’adressant au président du CSAC, Mme Kiakuba a indiqué que la mobilisation était également une manière pour les Congolais de sortir du silence face aux dérives observées dans l’espace public.
« Ce n’est pas parce que nous ne parlons pas que nous sommes complices. Ce n’est pas parce que nous nous taisons que nous aimons moins notre pays », a-t-elle affirmé.
Les manifestants ont ainsi invité le CSAC à jouer pleinement son rôle de régulateur afin de contribuer à l’assainissement de l’espace médiatique congolais et à la promotion d’un usage responsable des réseaux.
