Drame à kisenso, Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/matete a condamné Josué Kaniki à la peine de mort pour meurtre et anthropophagie à l’issue d’un procès en flagrance qui a profondément choqué la population kinoise.
En application du cumul des peines, seule la sanction la plus lourde a été retenue. Le tribunal a également ordonné son arrestation immédiate et le paiement de 50 mille dollar de dommages-intérêts à la partie civile.
Josué Kaniki, d’une trentaine d’années a été appréhendé par les forces de l’ordre, soupçonné d’avoir assassiné sa mère sexagénaire au terme d’un conflit domestique lié, selon des sources locales, à une importante somme d’argent.
Le suspect, un Congolais récemment refoulé d’Europe et vivant avec sa mère dans un appartement du quartier Régideso, l’aurait étranglée avant de découper le corps à l’aide d’une machette.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’une altercation aurait éclaté au domicile familial. La victime aurait été tuée avant que son corps ne soit mutilé.
Certaines parties auraient été dissimulées à l’intérieur de l’habitation, tandis que des tentatives auraient été faites pour effacer les traces du crime.
L’intervention des autorités fait suite à l’alerte donnée par des voisins, intrigués par des odeurs inhabituelles provenant de la maison.
Joelle Iselona
