Un consortium d’organisations non gouvernementales des droits de l’homme en RDC a adressé, ce 14 juillet 2026, un mémorandum au président Félix Tshisekedi pour exprimer ses inquiétudes face aux risques auxquels seraient exposés les acteurs engagés dans la lutte contre la corruption.
Les signataires sollicitent des mesures institutionnelles de protection, en prenant notamment le cas de Jules Alingete comme illustration.
Selon le document, les organisations estiment que l’absence de mécanismes de protection juridique et physique fragilise les lanceurs d’alerte, les inspecteurs, les magistrats et les autres acteurs impliqués dans la lutte contre la prédation financière.
Elles considèrent que les poursuites engagées contre certaines figures de cette lutte envoient un signal décourageant et risquent d’affecter la crédibilité des institutions congolaises auprès des partenaires internationaux.
Dans leur mémorandum, les ONG demandent au chef de l’État de : mettre en place une protection institutionnelle renforcée pour Jules Alingete et les autres acteurs de la lutte contre la corruption ; garantir la sécurité des lanceurs d’alerte, inspecteurs, magistrats et autres intervenants exposés ; veiller à l’indépendance de la justice afin que les procédures judiciaires ne soient pas instrumentalisées à des fins de règlement de comptes.
Les signataires affirment qu’une réponse favorable du président constituerait un signal fort en faveur de la bonne gouvernance et du renforcement de l’État de droit en République démocratique du Congo.



