Grâce à l’habilitation du gouvernement sur le marché du carbone, le Professeur Godé Mpoyi prédit des recettes annuelles de 10 milliards de dollars, capables de hisser le grand Équateur et le Mai-Ndombe au niveau du grand Katanga.
C’est un tournant historique pour l’économie de la République démocratique du Congo.
L’Assemblée nationale a officiellement habilité le gouvernement à légiférer par ordonnances-lois, ouvrant grand la voie à la formalisation du marché du crédit carbone. Cette réforme majeure pose les jalons d’une fiscalité verte ambitieuse, susceptible de redéfinir la géopolitique économique interne du pays.
Réagissant à cette avancée législative, le Professeur Godé Mpoyi a dressé des perspectives financières spectaculaires. Selon l’éminent économiste, la formalisation de ce secteur « pourra ramener au moins 10 milliards de dollars l’an au budget de l’État ».
Un chiffre vertigineux qui dépasse de loin le secteur extractif traditionnel, « contrairement aux mines qui rapportent autour de 6 milliards ».Le grand Équateur et le Mai-Ndombe, nouveaux poumons économiquesJusqu’ici considérée comme le moteur financier de la RDC grâce à ses gisements de cuivre et de cobalt, la région du grand Katanga pourrait bientôt voir sa suprématie contestée par les provinces forestières.
Le Professeur Godé Mpoyi estime que les réformes fiscales en cours vont totalement rééquilibrer le développement national. Le Mai-Ndombe et le grand Équateur sont désormais « sur le point de rivaliser avec le grand Katanga en termes de prospérité dans 5 ans », affirme-t-il avec assurance.
Ce basculement vers l’économie verte s’accompagnera d’une restructuration profonde des institutions de mobilisation des recettes publiques.
En centralisant les taxes liées aux actifs environnementaux et au carbone, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) va changer de dimension.
« À cette allure, la DGRAD sera la plus grande régie financière du pays », anticipe le député national.
L’audit et la reddition des comptes comme garde-fousCependant, la promesse de cette manne financière ne pourra se concrétiser sans une transparence absolue. Conscient des défis de gouvernance qui guettent la gestion de ces fonds inédits, l’élu de Kinshasa insiste sur la rigueur institutionnelle.
Pour lui, l’implémentation de la fiscalité verte exige une discipline de fer : « la panacée de la performance, c’est l’audit et la reddition des comptes », prévient-il.
Alors que l’exécutif s’apprête à prendre le relais de l’appareil législatif pour formaliser ce marché d’avenir, la RDC se positionne plus que jamais comme un leader de la transition écologique mondiale, prête à transformer son capital forestier en levier de souveraineté financière.
